Art. 11 — Juges et services de poursuite

Chapitre II — Mesures préventives · Art. 11

En droit Partielle
En pratique Mauvaise

Cycle 2021

Évalué par Centre de Recherche sur l’Anti-Corruption (CERC) depuis novembre 2021

Ce que la Convention exige

Renforcer l’intégrité et l’indépendance des juges et des services de poursuite.

Article 11 — Mesures concernant les juges et les services de poursuite

1. Compte tenu de l’indépendance des magistrats et de leur rôle crucial dans la lutte contre la corruption, chaque État Partie prend, conformément aux principes fondamentaux de son système juridique, des mesures pour renforcer leur intégrité et prévenir les possibilités de les corrompre, sans préjudice de leur indépendance. Ces mesures peuvent comprendre des règles concernant leur comportement. 2. Des mesures dans le même sens que celles prises en application du paragraphe 1 du présent article peuvent être instituées et appliquées au sein des services de poursuite dans les États Parties où ceux-ci forment un corps distinct mais jouissent d’une indépendance semblable à celle des juges.

Texte officiel français, ONUDC (2004).

Évaluation

La loi organique n° 06/020 du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats encadre le régime disciplinaire des magistrats, et la Constitution du 18 février 2006 a restructuré le système judiciaire (deux ordres de juridictions, Cour constitutionnelle, juridictions militaires sous la supervision de la Cour de cassation). Les états généraux de la justice (27 avril - 2 mai 2015), organisés par le Ministère de la Justice avec le Conseil supérieur de la magistrature, ont adopté près de trois cent cinquante recommandations, dont la création d'un pôle spécialisé d'enquêteurs, procureurs et magistrats et l'adoption d'une loi de protection des victimes et des témoins. En 2017, le Ministère de la Justice s'est doté d'un plan d'actions (2017-2026) pour la réforme de la Justice.

Bonnes pratiques

  • Révocation de 200 magistrats accusés de corruption ou d'incompétence ;

Déficiences (3)

Art. 11 Loi non appliquée

Approche répressive reposant sur un appareil judiciaire défaillant et corrompu

Les politiques et programmes de l'État congolais n'a jamais été cohérant en ce qui concerne la prévention et la lutte contre la corruption. Pourtant cette vision basée sur la répression a montré ses limites surtout au Congo. Surtout que cette approche accorde une place considérable à l'appareil judiciaire déjà en panne et qui ne fonctionne pas efficacement, paralyser par la même corruption. Aussi, tout le problème réside là, les services judiciaires sont conçus pour juger, ils ne décèlent pas. En plus, de l'avis de l'ensemble des spécialistes, ce délit reste difficile à détecter en raison de son caractère sournois, il ne laisse pas de traces faciles à mettre en évidence et tend de plus en plus à évoluer en réseaux, avec parfois un apparent respect de la loi.

Identifiée Structurelle

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Recommandations

  1. Prioritaire n° 1Assurer l’indépendance totale des organes en charge de la prévention et la lutte contre la corruption en évitant l’instrumentalisation des organes et de la justice à des fins politiquesAu président de la République et son gouvernementÉmise Marquer comme mise en œuvre
  2. Prioritaire n° 10Renforcement des capacités des organes chargés des investigations anti-corruption et anti-blanchiment des capitauxAutres recommandationsÉmise Marquer comme mise en œuvre
  3. VI.28Améliorer les délais de traitement des affaires de corruptionAutres recommandationsÉmise Marquer comme mise en œuvre
  4. VI.33Mise en place d’un système de suivi des affaires de corruption en cours d’instructionAutres recommandationsÉmise Marquer comme mise en œuvre
  5. VI.35Améliorer le dispositif d’exécution des jugements pour ramener la confiance des citoyens quant à l’équité et l’efficacité du dispositif judiciaireAutres recommandationsÉmise Marquer comme mise en œuvre